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150 000 utilisateurs de Facebook au Burkina en 2011

150 000 utilisateurs de Facebook au Burkina en 2011

Le monde connaît de fulgurantes évolutions technologiques. Elles engendrent des mutations sociales et sociétales d’envergure. Le Burkina Faso et l’Afrique toute entière n‘y échappent pas. Nous sommes à l’ère des nouveaux médias ; l’ère du web 2.0, de l’interactivité, de la simplicité, de l’instantanéité. Depuis les années 90, Internet, remodèle la sphère publique en introduisant des modes de communication et de gestion de l’information radicalement nouveaux. En fonction de leurs rapports avec la technologie, les individus sont classés selon deux générations : La génération X et la génération Y ou « Digital Natives (les Natifs du numérique).La « Génération X » est celle des personnes nées entre 1960 et 1979. Cette génération s’illustre par une certaine remise en cause de l’autorité. La « Génération Y » est celle de l’essor des technologies informatiques. Elle regroupe les personnes nées entre 1980 et 2000, qui ont grandi au même rythme que les ordinateurs et Internet. Ils ont les TIC dans le sang (Digital natives) et s’en servent à tour de bras pour Communiquer, Collaborer et Créer. Les réseaux sociaux sont au cœur de la définition de la génération Y. Pour elle, Facebook, Twitter et autres sont devenus le meilleur moyen de se faire connaître, de développer sa visibilité ou d’élargir ses relations.Être connecté quelque soit l’instant et l’endroit, accéder à n’importe quel contenu avec n’importe quel appareil, tel est le nouveau défi technologique. Les opportunités de ces nouveaux outils procurent à leurs utilisateurs la sensation de disposer d’un pouvoir exceptionnel entre les mains.

L’Afrique, continent le plus dynamique sur Facebook en 2010

Aujourd’hui, des dizaines de millions d’Africains sont interconnectés, branchés à des réseaux mondiaux et informés de manière inimaginables il y a seulement quelques années. Les impacts sociaux, économiques et politiques de ce phénomène radical, qui est apparu soudainement, sont profonds. En effet, les Africains ont désormais accès à des sources d’informations plus nombreuses et indépendantes, peuvent les partager, connaissent mieux leurs dirigeants et les pouvoirs publics de leurs pays et ont un plus grand nombre d’opportunités d’exprimer leurs opinions et d’apporter leur soutien aux réformateurs.

En Afrique, l’accès aux téléphones portables est monté en flèche, passant de 2 % en l’an 2000 à 39 % fin 2009. Les coûts de la téléphonie mobile ont régulièrement baissé au cours des dix dernières années. La concurrence de plus en plus importante entre les opérateurs a entraîné des réductions des prix de 10 à 50 % par appel dans de nombreux pays africains. Cette montée de la connectivité Internet stimule l’adoption rapide des médias sociaux. En 2010, l’Afrique est devenue le continent le plus dynamique sur Facebook, ses taux de croissance dépassant ceux de l’Asie. En 2011, les taux de croissance du nombre d’utilisateurs en République démocratique du Congo (RDC) et en Angola dépassaient les 50 %. Plus d’un tiers des habitants de Dakar et presque deux tiers des habitants d’Accra (soit plus qu’à San Antonio, Ottawa et Hambourg) ont un profil Facebook. (Données issues de Socialbakers).

Une croissance de plus de 1000% du nombre d’abonnés Internet au Burkina

Au Burkina Faso, le nombre d’abonnés à Internet enregistrés par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), était de 340 025au 31 décembre 2011. En 2010, ces abonnés étaient au nombre de 28 741. Il y a donc une croissance exponentielle de plus de 1000%. La technologie 3G introduite récemment par les réseaux de téléphonie mobile accroit l’accès à Internet pour un plus grand nombre de citoyens même si la fracture numérique demeure importante entre les grandes métropoles et l’intérieur du pays. Les jeunes burkinabè de 18-35 ans sont friands d’Internet et des réseaux sociaux.

Parmi les différents réseaux, Facebook reste sans conteste le plus utilisé au Burkina Faso. En avril 2013, le site Social Bakers, spécialisé dans l’étude des réseaux sociaux présentait les statistiques suivantes sur le Burkina Faso :

  • 149 700 utilisateurs de Facebook contre 111 300 utilisateurs en 2011
  • 0,69% de taux de pénétration de la population totale(2011)
  • 62% de taux d’atteinte de la population connectée (2011)
  • 77% d’utilisateurs masculins contre 23% d’utilisatrices féminins
  • Le Burkina Faso pointe à la 28è place des pays africains sur Facebook.
  • L’Egypte est en tête avec plus de 13 010 580 d’utilisateurs suivi de l’Afrique du Sud avec 5 467 000 utilisateurs, du Maroc avec 5 346 660 utilisateurs, et de la Tunisie avec 3 millions d’utilisateurs

Facebook est devenu un véritable phénomène social au Burkina Faso. C’est un puissant moyen de communication et de mobilisation des jeunes. Les groupes se créent à tour de bras autour de motivations diverses et au nom de l’idéal démocratique. Les réseaux sociaux ont beaucoup contribué à l’insurrection populaire et à la récente crise que le Burkina Faso a traversée. Si ces technologies sont une réalité, il n’en demeure pas moins que des défis doivent encore être relevés pour en améliorer l’exploitation. Il en est ainsi de l’amélioration de l’accès des populations analphabètes et démunies aux services électroniques par une multiplication des points d’accès et par une 
diversification des supports, de la meilleure prise en compte des besoins en TIC des collectivités locales beaucoup plus 
proches du citoyen, de l’élaboration de programmes d’éducation aux médias,…

 

Aimé Florentin BATIONO

Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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