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48 heures du pôle urbain de Bassinko

48 heures du pôle urbain de Bassinko

 

L’association des résidents de la cité de Bassinko (ARCIBA) organise du 23 au 24 juin 2018, leurs activités sur le plateau omnisport de Bassinko. Ces 48 heures sont placées sous la présidence du ministre de l’Energie, Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, sous le patronage du ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Maurice Bonanet. Le président de l’Association, Aboubakari Barro, donne la quintessence de cette importante chaîne de cohésion sociale dans cet entretien

 

ECODUFASO : Présentez-nous l’ARCIBA.

Aboubakari Barro : L’association des résidents de la cité de Bassinko est une association qui est née durant l’année 2015. Les premiers résidents se sont installés en fin 2014 et en 2015 nous avons jugé bon de se mettre ensemble pour pouvoir lutter et défendre les intérêts moraux des résidents. Il s’est agi aussi de nous organiser pour mieux se connaitre. Parmi les raisons qui ont motivé la création de l’association figure la socialisation qui en en jeu, vu que c’est une grande cité. Il y a également les besoins existentiels qu’on a trouvé au sein de la société.

Qu’est-ce qui vous a motivé à organiser ces 48 heures ?

En organisant ces 48 heures, c’est une manière de montrer que la cité de Bassinko existe. Le deuxième niveau, c’est que les résidents eux-mêmes puissent faire connaissance. Nous sommes une grande cité et il faudra éviter que ce soit une cité dortoir. En 3e point, c’est démontrer les potentialités au sein de la cité de Bassinko.

Quels sont les besoins précis pour lesquels ces 48h ont été initiées ?

Depuis notre présidence, il y a un certain nombre d’activités que nous menons.

Sur le plan institutionnel, il y a la rencontre des autorités. La cité de Bassinko est une cité merveilleuse et bien pensée, mais les infrastructures sociales ne sont pas toujours bien suivies. C’est dans ce cadre que nous avons vu les autorités du pays, notamment notre ministère de tutelle, le ministre de l’urbanisme et de l’habitat pour lui poser un certain nombre de préoccupations des résidents. Nous organisons les 48h pour attirer les autorités à venir vivre les réalités de la cité. Aussi, il s’agit de leur permettre de partager la vision en termes d’infrastructures. Il y aura également des thématiques qui seront développées durant les 48 heures. Notamment la direction de l’urbanisme viendra animer une conférence sur la vision de la cité.

Le deuxième point, c’est de permettre au guichet unique de communiquer sur les procédures d’attribution en termes de permis urbain d’habiter et autre.

Le 3e volet prendra en compte l’occupation des espaces verts. L’avantage que nous avons à la cité de Bassinko, nous avons des poumons d’air, c’est comment occuper ces espaces verts ? Nous avons demandé au ministère de l’environnement de nous entretenir sur la question.

Le 4e point est un concept que nous sommes en train de développer, « le vivre ensemble ». Nous voulons que notre cité soit une cité de référence. Nous avons initié des activités sportives qui vont favoriser le brassage entre résidents. C’est organiser également une kermesse gratuite, des activités sportives et des jeux de société. Nous envisageons de créer entre autres un parc d’attraction pour enfants.

A quelques jours des 48h, quel bilan faites-vous ?

Le bilan est positif. Nous avons mobilisé des autorités autour de ces 48heures et c’est déjà un défi que nous avons su relever. Et nous sommes en train de mobiliser les autres acteurs. Nous avons également lancé une campagne de communication qui nous renvoie un bilan positif en termes d’images.

En quoi consisteront ces 48h ?

Nous démarrons le samedi 23 juin 2018, à 9h avec la cérémonie d’ouverture à Bassinko sur le plateau-sport. A 11heures, nous assisterons aux panels. Il y a aura le ministère de l’habitat qui donnera la vision de la cité. Après s’en suivra une présentation du ministère de l’environnement sur la gestion des espaces verts, et le guichet unique, par rapport aux différentes procédures, et enfin un consultant pour le concept « Vivre ensemble ».

Les activités sportives prendront place dans l’après-midi avec le tournoi de maracana. A 18h, une séance cinématographique va donner un message aux enfants, avec un certain nombre de conseil qui se retrouvera dans un film. A 19h, il y a un film pour adultes et nous aurons l’occasion de partager des expériences d’autres cités, de belles expériences en termes de « vivre ensemble ». Comment développer notre cité sans pour autant attendre trop de l’Etat. Le dimanche, les activités démarrent dans l’après-midi, avec la finale des différentes compétitions et les 48h prendront fin à 17h avec la cérémonie de clôture.

Votre mot de la fin

Un merci à ECODAFRIK pour le soutien, aux autorités qui ont bien voulu nous faire confiance, un merci à l’ensemble des résidents d’avoir cru à ce rêve et encore merci à tous les acteurs et à tous ceux qui vont participer à ces 48 heures.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

 

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