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AGRICULTURE-Filière fruits et légumes : Une contribution de plus de 5% au PIB burkinabè

AGRICULTURE-Filière fruits et légumes : Une contribution de plus de 5% au PIB burkinabè

Au Burkina Faso, les derniers statistiques révèlent que la production fruitière et légumière encore appelée filière horticole représente 16,5% de la production de l’agriculture et 10,5% de celle du secteur primaire. Force est de reconnaître que la filière engendre d’énormes retombées économiques pour le pays. C’est pourquoi elle est considérée comme une source de croissance agricole importante et de réduction de la pauvreté.

 

Les fruits et légumes du Burkina sont essentiellement des produits de maraîchage et de vergers. Les principales spéculations sont le haricot vert de contre saison, la tomate, l’oignon et la mangue. La plupart des fruits et légumes de consommation locales (carottes, chou, laitue, papayes, pastèques, oranges, fraises, etc.) sont produites en quantité relativement faible dans les jardins et vergers.

A ce jour, la filière classée depuis des années comme l’un des secteurs porteurs et à hautes potentialités, engendre plus de 400 000 emplois en milieu rural avec une contribution de plus de 5% au PIB National.

 

…le nombre de producteurs est passé de 70 000 à plus de 96 000

 

Il apparait clairement que le contexte actuel est un véritable atout de croissance pour le secteur. Sur le plan macro-économique, en effet, le contexte est jugé très favorable par la libéralisation du commerce et des prix, la privatisation des entreprises et la mondialisation de l’économie. Il faut ajouter à cela la demande de plus en plus croissante des marchés sous régionaux, la réhabilitation des chambres froides de l’aéroport international de Ouagadougou, la mise en marche du terminal fruitier de Bobo Dioulasso et l’installation de la logistique de la chaîne de froid qui est jugée indispensable au développement de la filière fruits et légumes.

 

Sur le plan micros économiques, la filière renferme de plus en plus de producteurs. En effet, comme souligné plus haut, le nombre de producteurs est passé de 70 000 à plus de 96 000, avec une estimation de plus de 400 000 emplois créés dont 100 000 au profit de femmes. D’autre part, on enregistre une amélioration des revenus des producteurs.

Pour ce qui est des rendements, la filière a connu une augmentation de 24 % pour la production maraîchère. En ce qui concerne les exportations régionales, elles connaissent une progression importante allant jusqu’à 100% notamment vers le Niger par exemple.

 

Au titre des avantages dont regorgent la filière, il faut noter les nombreuses espaces non encore aménagés (plus de 225000 ha de terres irrigables), le marché national et international en forte croissance, la main d’œuvre disponible et peu coûteuse, la possibilité de transformation en vue d’accroître la valeur ajoutée, et la possibilité de croissance et de diversification des productions.

Les potentialités sont encore énormes avec près de 225 000 ha de terres irrigables et un marché européen dont la demande est en forte croissance (plus de 86% pour la mangue, 103% pendant la même période pour le haricot vert et 203% pour la papaye).

La filière fruits et légumes contribue énormément à la disponibilité de certains consommables surtout en saison sèche. Les seuls défis auxquels elle devra désormais faire face c’est celui de la conservation et de la forte demande en eau.

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

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