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Aristide Arnaud Yamwemba, 1er Jumeau: La passion pour « l’Entrepreneur-Vert »

Aristide Arnaud Yamwemba, 1er Jumeau: La passion pour « l’Entrepreneur-Vert »

Aristide Arnaud Yamwemba Premier Jumeau s’est lancé dans l’entreprenariat à l’âge de 28 ans. Passionné des plantes, il a porté son choix sur le secteur de l’agroforesterie, c’est-à-dire « l’entreprenariat-vert » un secteur toujours au stade informel au Burkina. Longtemps murit et réfléchit en 2016, soutenu par la famille il lance son business Samuel Agro Sidibé (SAMASID), une entreprise en l’honneur de ses trois amours Son père (Samuel) l’agriculture et sa mère (Sidibé). Teint noir, taille élancée avec la parole mesurée, Monsieur Yamwemba dans l’entretien qui suit nous fait découvrir son monde. Lisez plutôt !

 

Ecodufaso.com : Quel a été votre cursus scolaire ?

Aristide Arnaud Yamwemba Premier Jumeau

J’ai eu mon certificat d’étude primaire en 2000, après cela j’ai entamé les études au lycée qui m’ont permises d’obtenir donc le BEPC et ensuite le Baccalauréat. A l’issu de cela j’ai poursuivi des études secondaire à l’UPB ou j’ai fait deux ans en Sciences biologiques. En 2014, je me suis inscrit à l’issu du L2 en Technicien Supérieur d’Agriculture. Et j’ai été sanctionné d’un diplôme de technicien en 2016. C’est après cela que j’ai eu l’idée de lancer mon entreprise en novembre 2016.

Parlez-nous de votre passion pour les plantes ?

De prime abord j’aime la nature. Déjà tout petit j’aimais manipuler les plantes pour en savoir d’avantages. C’est de là qu’est née ma passion pour l’agriculture et tous ce qui touche au monde forestier. C’est pourquoi juste après le bac j’ai décidé de d’étudier les sciences biologiques pour avoir plus de notion en botanique. Parallèlement je m’intéressais aussi au secteur agricole. Mon entreprise fait des prestations justement dans ce sens surtout pour ceux qui veulent améliorer leur productions agricoles que ce soit l’extension du champ, les conseils notamment en fonction de la nature des sols quelle est la culture qu’il faut y produire par exemple.

Entrepreneur-Vert

Et SAMASID ?

SAMASID a été créé en 2016. Si je me souviens bien je l’ai lancé avec seulement 500 mille en poche. Après j’ai beaucoup investie en termes d’énergie et aussi de mes économies personnelles. C’est une jeune entreprise. Malgré la compétitivité du secteur j’ai voulu formalisé mon entreprise pour me distinguer des autres et offrir des services de qualité. L’activité principale au niveau de SAMASID est la confection de jardin, la pépinière, la vente de produits phytosanitaires, la vente de plantes non ligneuses et ligneuses. Actuellement le marché se porte un peu bien. Il est vrai que la période sied, la saison pluvieuse mais pour le moment nous n’avons que de petites commandes.

Vous avez parlez de compétitivité. Qu’en est-il exactement ?

Le secteur regorge d’acteurs aujourd’hui et il y a véritablement la concurrence un peu déloyale. Par exemple il me revient mes prestations sont chères mais cela est dû au fait que SAMASID est organisée en entreprise. Nos produits peuvent être relativement plus chers comparativement à ceux qui sont au bord des fossés des grands artères de Ouagadougou. Mais je tiens à rappeler que cela s’explique par ce que nous payons des impôts et également nous faisons l’assistance qui est du service après-vente. Nous suivons le client jusqu’à sa satisfaction générale.

A combien ?

Pour ce qui est de nos tarifs tous dépend du besoin. Pour la confection d’un jardin cela va dépendre de qualité de fleurs et de la superficie à embellir. Nous faisons le pot de gazon à 50 FCFA et pour un mètre carré il faut 45 pots. J’ai deux collaborateurs permanents mais je travaille aussi avec des prestataires en fonction de la demande du marché.

Après un an d’existence quel bilan faites-vous de votre entreprise?

Ma clientèle est satisfaite de mes prestations surtout ceux qui acceptent l’assistance pendant un certain moment. Je rencontre beaucoup de difficultés auxquelles il faut faire face quotidiennement mais grâce au courage e la bénédiction des parents j’ai foi.

 

Aristide-Arnaud-Yamwemba-1er

Quelles sont ces difficultés ?

Les difficultés auxquelles je fais face c’est la question d’eau. Etant donné que je ne suis pas installé au bord d’un barrage ou un fossé je dois régulièrement faire face au problème d’eau. Il y a aussi le problème d’écoulement pour ce qui est des plantes. L’autre difficulté c’est, l’impact de la divagation des animaux que l’on subit. Régulièrement ceux-ci dévorent nos plantes. Aussi nous n’avons pas d’appui. Pour la plupart de ceux qui s’intéressent à ce secteur, on est laissé à nous-même. Nous avons besoin de l’aide de l’Etat burkinabè sur ce point. Par exemple la question d’implantation. Il serait bien qu’on nous facilite l’accès de financement auprès de certaines institutions pour que nous puissions élargir notre champ. Dans le PNDES l’Etat accorde une place à l’agriculture et à la lutte contre la sécheresse. Si nous bénéficions d’un accompagnement je suis sûre que nous pourrions contribuer à l’atteinte de ces objectifs.

Des projets à court termes?

Mes projets à court terme, c’est de me lancer aussi dans l’élevage pour compléter l’offre. J’ai une petite formation en la matière et elle pourra me servir sans aucun doute. Il serait bien de l’agrandir. J’ai déjà acquis au moins deux couveuses manuelles et régulièrement je fais sortir des poussins et au moins deux cent œufs. J’ai estimé le coût global de ce projet à un million deux cent mille F CFA. L’autre projet c’est acquérir mon propre terrain afin d’être mieux installer.

Un mot pour conclure notre entretien

Je les invite à venir voir ce que nous proposons. J’ai fait des études poussées dans le domaine agricole ce qui fait que naturellement mes services se distinguent de certains qui ont appris sur le tas. L’approche est véritablement différente. Je suis ouvert pour tous ceux qui veulent les conseils d’un professionnel du domaine. J’interviens aussi dans d’autres villes du Burkina selon la demande. Je suis ouvert aux propositions de collaboration ou de partenariat gagnant-gagnant. Il est important qu’ensemble on travaille à éloigner la sécheresse et ses multiples conséquences de notre pays le Burkina Faso.

 

Entretien réalisé par Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

Encadré : Contacts SIMASID

Yamwemba.aristide@yahoo.fr

78 80 16 79/ 71 58 51 77/ 55 75 02 29

 

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