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Attaque terroriste à Ouagadougou: Affaires au ralenti dans les encablures de café-restaurant Aziz Istanbul

Attaque terroriste à Ouagadougou: Affaires au ralenti dans les encablures de café-restaurant Aziz Istanbul

 

Deux jours après l’attaque terroriste survenue dans la nuit du 13 au 14 août dernier à Ouagadougou, les affaires sont au ralenti aux alentours du café-restaurant Aziz Istanbul, cible de l’attentat. Tel est le constat sur les lieux, à la mi-journée du mercredi 16 août 2017.

La vie a repris son cours normal tout le long de l’Avenue Kwamé N’Krumah, en bordure de laquelle se trouve le restau Aziz Istanbul, cible des terroristes dans la nuit de dimanche 13 au lundi 14 août dernier. Même en face dudit café-restaurant, de l’autre côté du terre-plein, situé vers l’extrémité sud de l’avenue Kwamé N’Krumah, les services sont fonctionnels. L’on peut y apercevoir établissements bancaires ouverts, des gérants de boutiques, de parkings et des vendeurs de cartes de recharge qui continuent d’exercer allègrement leurs affaires.

Les-locaux-du-café-restaurant-Aziz-Istanbul

 

Même si les services avoisinant le café-restaurant attaqué ont rouverts, pour la plupart ce mercredi matin, l’affluence de la clientèle en ces lieux, n’est encore au rendez-vous. En témoignent les propos de Alfred Kayambo, la quarantaine, gérant d’un kiosque-restaurant, situé au côté Nord-est du restaurant Aziz-Istanbul. Il dit être gérant de cet endroit où l’on vent de la boisson et des mets locaux divers, depuis presque six ans.

«Le lundi matin, au lendemain de l’attaque terroriste, nous sommes arrivés ici, mais nous n’avons pas pu avoir accès à notre lieu de travail parce que les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) avaient barricadé l’endroit», raconte M. Kayambo. Et de préciser que ce n’est que ce mercredi matin qu’il a pu ouvrir son lieu de travail mais, s’empresse-t-il d’ajouter, «il n’y a pas de clients comme à l’accoutumée».

A en croire ce gérant, habituellement, à la même période de la journée (nous l’avons rencontré aux environs de 12 heures 30 minute, Ndlr), il pouvait faire un chiffre d’affaire de 50.000 F CFA. «Je vous assure que pour le moment n’avons pas encore enregistré une recette de 20. 000 FCFA», regrette-t-il, avant d’expliquer cela par la hantise occasionnée par l’attaque terroriste d’il y a trois jours.

Un-léger-dispositif-sécuritaire

Revenant sur cet évènement, Alfred rapporte qu’il a appris l’attaque du café restaurant de son voisin (Aziz Istanbul), le dimanche 13 août aux environs de 21 heures 30 minutes. «Ce jour-là, j’étais à la maison lorsqu’un ami qui travaille en ces lieux, m’appelé pour m’informer qu’ils sont attaqués par des présumés terroristes», confie M. Kayambo. Pour lui, les autorités burkinabè doivent renforcer les mesures sécuritaires pour prévenir des attaques pareilles qui engendrent des conséquences dommageables.

Tout comme Alfred Kayambo, les propriétaires de lieux de vente ne sont pas contents de la situation engendrée par les terroristes. C’est le cas G.T, mécanicien, installé à un jet de pierre du Café-restau Aziz Istanbul, côté Nord. Lui aussi a repris son service, mais regrette également la faible fréquence de clients.

Visiblement toujours sous le choc, G.T, évite de raconter son calvaire. «Nous ne souhaitons plus revivre des moments pareils. Ce jour-là, j’ai eu la plus grande peur de ma vie. J’ai eu la vie sauve grâce à Dieu», avoue-t-il, refusant tout autre commentaire, malgré notre insistance.

Jusqu’à cet après-midi du mercredi 16 août 2017, les services jouxtant le Café-restau Istanbul, sont fermés. Il s’agit des services situés dans la zone délimitée à l’aide de cordon de sécurité. Un léger dispositif sécuritaire y est installé. Seuls des journalistes sont autorisés à prendre des vues, mais à une distance assez raisonnable.

avenue-Kwamé

Interrogés, les éléments des FDS trouvés sur les lieux, disent ne pas savoir jusqu’à quand la zone restera inaccessible pour les ex-travailleurs.

L’attaque terroriste est intervenue dans la nuit de dimanche à lundi dans la capitale burkinabè, a fait 18 morts et 25 blessés, selon un bilan officiel. Elle a eu lieu aux environs de 21 heures et a touché le café-restaurant Aziz Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’Krumah, en plein cœur de Ouagadougou.

A l’issue de l’identification des personnes décédées, il ressort qu’il y a eu neuf Burkinabè tués. L’on dénombre plusieurs autres nationalités dont deux Koweitiens, une Canadienne, un Français, un Sénégalais, une Nigériane, un libanais et un Turc.

Une délégation du gouvernement burkinabè, conduite par le ministre d’Etat, en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, a rencontré, hier mardi dans la soirée, les familles des victimes.

Alfred KANON

ecodufaso.com / ecodafrik.com

Légendes des photos

1-    Le gérant de kiosque-restaurant, Alfred Kayambo déplore la baisse de sa clientèle

 

2-    Les locaux du café restaurant Aziz Istanbul sont toujours inaccessibles pour les visiteurs et même les travailleurs des lieux

 

3-    Un léger dispositif sécuritaire es toujours visible à la devanture du café restaurant Aziz Istanbul

 

4-    Des passants sur l’avenue Kwamé N’Krumah marquent l’arrêt pour regarder, le café restaurant Aziz Istanbul, la cible des terroristes

 

 

 

 

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