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Brochettes de Kaya : Leur goût exquis a fait leur réputation

Brochettes de Kaya : Leur goût exquis a fait leur réputation

Kaya n’est pas seulement la capitale des cuirs et peaux. Le chef lieu de la province du sanmatenga est aussi l’objet d’attraction du fait de ses succulentes brochettes assaisonnées de koura koura ou poudre d’arachide. Les brochettes de Kaya sont devenues pratiquement un label. Chercher à s’en délecter est l’un des réflexes des visiteurs avertis. De passage à Kaya, nous nous sommes intéressés à ces brochettes au goût spécial. C’est une véritable « industrie » qui nourrit de nombreuses familles.

Il passe pour être l’un des plus grands vendeurs de brochettes à Kaya. Mahamadi Simporé puisque c’est de lui qu’il s’agit, mène cette activité depuis près de 20ans. Aujourd’hui, il emploie une vingtaine d’employés qui s’évertuent à proposer à la clientèle autant des brochettes au koura koura que des brochettes simples. Mahamadi nous explique : « Il est vrai que les brochettes au koura koura qui ont fait la réputation de Kaya sont les plus prisées mais nous ne pouvons pas les imposer aux clients. A côté de ses brochettes, il y a également celles classiques. Cette diversité permet de contenter les uns et les autres. »

Les brochettes sont généralement faites à base de viande de bœuf. Uniquement la chaire. Découpée en petits morceaux, cette chaire est accrochée à du bois avant d’être trempée dans la poudre d’arachide. On retrouve également dans l’assaisonnement de la poudre de piment séché, de l’ail, du bouillon «cube maggi» et du sel. La grillade intervient après. Au bout du processus, la baguette de brochette est vendue à 50FCFA. Le vendeur affirme pouvoir faire des recettes journalières de 50 000 à 75 000 FCFA. De l’avis de ce vendeur comme d’autres, les affaires marchent davantage les week-ends, pendant les fêtes et les vacances. « A ces occasions, nous recevons beaucoup de visiteurs à Kaya. Ils proviennent tant des autres villes du Burkina que de pays voisins. Les commandes sont très intéressantes et nous faisons de bonnes affaires en ces moments-là ».

Pour préserver la santé des consommateurs, les vendeurs de brochettes de Kaya exhortent tous ceux qui mènent cette activité à le faire de façon « honnête ». Cela revient à éviter les mauvaises pratiques consistant à acheter des animaux volés ou à utiliser de la viande de qualité douteuse. Pour leur part, Mahamadi et ses camarades collaborent avec les services de la direction régionale de l’élevage qui font des inspections pour s’assurer du respect des règles d’hygiène.

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com/ ecodafrik.com

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