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Burkina-Conférence sur l’Intelligence Economique en Afrique : Quelques propos recueillis

Burkina-Conférence sur l’Intelligence Economique en Afrique : Quelques propos recueillis

Le Centre Africain de veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) a tenu le jeudi 07 septembre à Ouagadougou une conférence sur le thème « Les leviers de l’intelligence économique en Afrique » animé par son président, le spécialiste en intelligence économique, Guy Gweth. Elle a réuni des dirigeants d’entreprises et d’organisations publiques, cadres et cadres supérieurs d’entreprises qui occupent une fonction d’orientation de la prise de décision stratégiques au Burkina Faso et vers des marché très concurrentiels. Nous avons recueillis leurs avis portant sur le thème. Lisez plutôt !

Issaka Kargougou, DG de la chambre de Commerce et de l’Industrie du Burkina Faso,

Issaka-Kargougou

L’intelligence économique est une guerre, pour laquelle guerre nos entreprises ne sont pas préparer. Je crois qu’au Burkina dans secteur notamment celui des banques, les managers ne dorment plus. Parmi les instruments pour pouvoir faire face à cette guerre économique, le management a mis en place au niveau des pays développés la fonction d’intelligence économique. Nous devons travailler sur la veille en développant des actions de promotion. Nous devons protéger l’information. Et Dieu seul sait que dans nos structures, l’information n’est pas protéger. Même les stagiaires qui entrent dans nos entreprises ont

accès à tout. Et si l’on veut vous attaquer c’est facile. Nos systèmes informatiques ne sont non plus pas protéger. C’est donc une question centrale qui nous interpelle tous à reconsidérer nos entreprises et nos organisations. Au niveau de la chambre de commerce, nous avons pris la mesure de l’importance du sujet en développant une expertise interne.

Timotée Dabiré, Directeur de la prospective et de l’intelligence économique a la chambre de commerce et de l’industrie du Burkina Faso

Une telle conférence contribue à diffuser l’intelligence économique auprès des entreprises. Il faut dire que la chambre de commerce est la première institution initiatrice de l’intelligence économique au niveau du Burkina Faso. Et le DG (de la chambre de commerce du Burkina) l’a relevé toute à l’heure, nous avons organisé en 2011, la première conférence internationale sur l’intelligence économique. Dans la démarche de promotion de l’intelligence économique, organiser des rencontres de ce types avec le secteur privé, échanger sur la problématique de l’intelligence économique permet donc de diffuser cette thématique au sein du secteur privé et d’accompagner le secteur privé à la mise en œuvre de démarche IE au sein de leurs entreprises.
Des études que nous avons faites révèlent que les entreprises burkinabè pratiquent l’intelligence économique mais elle n’est pas organisée. Elle est pratiquée de manière parcellaire et ce n’est pas une structuration qui répond aux normes de la mise en œuvre de la démarche IE au sein des entreprises. Ce qui fait qu’aujourd’hui l’on ne peut pas vraiment dire qu’il existe au sein de nos entreprises des démarches d’intelligence économique mais il existe des prototypes, des démarches qui sont embryonnaires en termes d’intelligence économique auprès de certaines entreprises notamment les entreprises industrielles et de services.

Bakary Barro, Directeur marketing et commerciale du groupe Marina Market et Directeur de Burkina Trading Services SARL

Bakary-Barro

J’ai trouvé le thème intéressant parce qu’aujourd’hui on est dans un monde où il est très difficile de mener une activité sans avoir des notions sur le thème de l’intelligence économique. J’ai trouvé très opportun de venir participer à cette conférence, avoir des notions, et échanger avec les autres participants. J’ai retenu des notions très intéressantes surtout au niveau de la concurrence, de la surveillance du marché, la surveillance de l’environnement dans lequel nous travaillons, et tout ce qui permet de mener très bien l’activité économique.

Capitaine Alain Sara, Auteur du Livre « Stratégie de sécurité économique pour le Burkina Faso », le premier livre d’intelligence économique au Burkina Faso,

Capitaine-Alain-Sara Quand on parle d’intelligence économique surtout en Afrique on ne peut pas ne pas parler de Guy Gweth qui est l’un de nos illustres devanciers et qui fait un travail de qualité qui permet de connaître la discipline et de faire avancer les choses dans ce domaine. Dans tous les cas ce qu’il fait est formidable et mon livre s’inspire des travaux qu’il a déjà effectuer qui sont pertinents, intéressants et de qualité.

Honoré Kietyeta, Représentant du Centre Africain de Veille et d’Intelligence économique au Burkina Faso,

Honoré-Kietyeta

Il s’agissait pour nous de faire le lancement officiel du centre au Burkina Faso. Vous savez que c’est une nouvelle discipline qui a un effet immédiat sur le développement de nos économies, la compétitivité de nos économies et de nos Etats, de nos entreprises. Personnellement je suis dans une entité dénommée Agence de promotion des Investissements (API/BF) qui a pour rôle d’attirer des investissements, de protéger l’image économique du Burkina Faso, c’est dans ce cadre qui j’ai eu contact avec le centre qui fait la promotion de l’intelligence économique et de la veille stratégique qui a travers plusieurs outils et technique permet de renforcer l’attractivité du pays et la compétitivité des entreprises, y compris le rayonnement de nos Etats au niveau international et dans la région.
Le centre africain de veille et d’intelligence économique est une association internationale à but non lucratif, qui se donne pour mission de promouvoir l’intelligence économique dans le but de permettre à l’entreprise d’avoir un mot à dire dans le concert des nations au plan économique notamment. Cela permette de réunir un certains nombres d’experts qui vont mutualiser leur savoir-faire pour que l’l’Afrique puisse subir moins les effets de la mondialisation et au contraire en tirer profit. Nous sommes obligées aujourd’hui de gré ou de force comme une contrainte économique.

Propos recueillis par Balguissa Sawadogo

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com /Ecodafrik.com

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