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Accueil / Portraits / Docteur Sampawendé Jules TAPSOBA, Économiste au Fonds monétaire…

Docteur Sampawendé Jules TAPSOBA, Économiste au Fonds monétaire…

Docteur Sampawendé Jules TAPSOBA, Économiste au Fonds monétaire…

Docteur Sampawendé Jules TAPSOBA, Économiste au Fonds monétaire international-FMI. « Je rêve d’un Burkina Faso à la Dubaï ou la Singapourienne… »

Il fait partie des plus jeunes cadres du Fonds Monétaire International à Washington DC., capitale fédérale des Etats Unis. De nationalité burkinabè, le Docteur Sampawendé Jules TAPSOBA est titulaire d’un PhD en Économie obtenu en 2009 à l’Université de Clermont Ferrand en France. Depuis 2010, il est fonctionnaire international au FMI. Actuellement le Docteur TAPSOBA travaille au département Finances publiques de l’institution. De passage à Ouagadougou, il s’est prêté aux questions de Burkinaonline. Lisez plutôt !

Burkinaonline. DocteurTapsoba, parlez-nous de votre parcours académique et professionnel ?

Mon parcours scolaire se résume ainsi. J’ai d’abord étudié ici au Burkina Faso. Après un DEUG en Economie et Gestion en 2002 à l’Université de Ouagadougou, j’ai bénéficié d’une bourse d’étude française pour continuer à l’Université d’Auvergne à Clermont-Ferrand où j’ai fait une licence en 2003 et trois Masters notamment sur le Développement international, sur l’Analyse et l’évaluation des projets publics et privés et enfin sur l’Économie internationale. Après ces séries de masters obtenus, je me suis lancé dans la recherche économique en 2005 et j’ai défendu en mars 2009 un doctorat sur l’intégration économique en Afrique plus particulièrement sur les questions de monnaie commune. Voilà un peu résumé mon cursus académique. Sur le plan professionnel, j’ai été professeur adjoint et chargé de cours à l’Université d’Auvergne et par la suite j’ai travaillé au Trésor français à Bercy au Bureau Afrique en tant que adjoint au chef du Bureau-Aide au Développement. Après Bercy, j’ai rejoint le Fonds Monétaire International en 2010 comme Économiste. Mais bien avant de déposer mes valises à Washington, j’ai aussi travaillé pour le compte de l’UEMOA et les Nations Unies en tant que Consultant et Économiste.

Burkinaonline. Qu’est ce qui a motivé votre intérêt pour les questions économiques ?

Au départ j’avais un profil de mathématicien. Avec un BAC série C en poche, j’avais l’intention de faire des études d’ingénierie ou de pilotage mais par la suite je me suis rendu compte l’économie est à la base de tout. Et cela a été un tournant pour moi de voir qu’en Économie on peut résoudre pas mal de problèmes. Venant d’un pays pauvre comme le nôtre, je me suis dit qu’il était bon pour moi de m’y investir surtout que l’Economie est au centre des sciences sociales, sciences théoriques et en même temps sciences exactes. Je ne regrette pas d’avoir choisi d’étudier l’Economie et c’est devenu une passion pour moi.

Burkinaonline. Vous êtes au FMI depuis 2010 au Fonds monétaire international à Washington aux États Unis. De quoi s’occupe exactement le département dans lequel vous êtes ?

Depuis 2010, année de mon intégration au FMI je suis passé par trois départements. J’ai commencé par le Département Afrique avec pour zone d’intervention la Centrafrique, la République démocratique du Congo (RDC) et l’Union monétaire CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale). Le travail dans le Département Afrique consiste à évaluer les politiques, à suivre des programmes dans le cadre de la Centrafrique et de la RDC. Après le département Afrique, j’ai aussi servi au département Asie où j’ai travaillé sur la Chine et l’Inde. Les deux grands monstres de l’économie actuellement. Aussi je me suis occupé des iles Maldives, Fidji et Tuvalu, l’un des plus petits États membres du FMI. Actuellement je suis au département des Finances publiques qui est mon domaine. A ce poste je me suis occupé de la Zone Euro où durant une année j’avais la gestion du dossier de la Slovénie. En ce moment, je me suis tourné vers l’Afrique plus précisément le Nigeria, première puissance économique du continent.

En plus de ces occupations professionnelles, nous faisons beaucoup de recherches sur l’Économie car le FMI est aussi une institution de pensée. Une de mes tâches c’est de contribuer de façon régulière à la rédaction d’une partie d’un document phare du Département des Finances du FMI intitulé Fiscal Monitor (Évaluation des finances publiques).

Burkinaonline. En Afrique habituellement quand on évoque le sigle FMI , on pense aux politiques d’ajustement structurel des années 80 et 90. Selon vous qu’est ce qui a véritablement changé dans les rapports entre cette institution de Brettons Woods et le continent africain depuis… ?

Le FMI a beaucoup évolué. Il faut peut-être remettre les choses dans une perspective historique. Pourquoi le FMI a-t-il amené les pays africains à adopter les programmes d’ajustement structurel ? Il faut d’abord se poser cette question. C’est parce que ces pays étaient confrontés à des difficultés budgétaires, de financement….liés notamment au choc pétrolier de 1970 et à la baisse du prix des matières premières. Ainsi donc beaucoup de pays africains se sont tournés vers le FMI, seule institution capable de prêter de façon rapide et flexible. Mais il faut le reconnaître que la pilule a été amère pour bon nombre de pays africains. Les programmes d’ajustement structurel se sont plus focalisés sur la macroéconomie plutôt que sur les hommes. Des leçons ont été tirées de cette expérience, et aujourd’hui on ne parle plus de PAS mais plutôt de Facilité Elargie de Croissance. C’est plus dans une dynamique de croissance, de réduction de pauvreté. Le Burkina Faso par exemple depuis les années 1990 est sous programme avec le FMI. Plusieurs réformes ont été menées à cause du FMI. Egalement le pays a bénéficié de nombreux appuis financiers grâce au Fonds. Quoi qu’on dise un pays sous programme peut facilement recevoir des financements extérieurs. Ce qui n’est pas négligeable. A titre d’exemple le budget du Burkina Faso est financé au tiers par l’aide extérieure. Il faut reconnaître que sans programme du FMI il est difficile de décaisser. Ce qui important. Il y a des pays qui sont orphelins de l’aide et qui rencontrent d’énormes difficultés.

Mais j’ajoute qu’il n’y a pas de perfusion FMI à jamais. L’idée du FMI à la base c’est d’aider les pays membres à s’en sortir. Une fois qu’un pays prend le train et estime qu’il n’a plus besoin de l’aide du FMI peut passer à un autre type de programme. Là ce n’est plus l’argent qu’on recherche mais plutôt le dialogue. Par exemple, le FMI a un dialogue avec le Rwanda, le Sénégal qu’un programme de déboursement d’argent.

Burkinaonline. Et le cas du Burkina ?

Pour le Burkina, c’est un programme de Facilité Elargie pour la croissance qui est un prêt à taux zéro. Ce sont des fonds disponibles à taux réduit et qui sont utiles pour des programmes de développement. Le pays est toujours dans un programme à déboursement d’argent avec le FMI.

Burkinaonline. Tous les indicateurs le montrent. L’Afrique est la partie au monde qui connaît un taux de croissance économique en progression ces dernières années du essentiellement à l’envol des prix matières premières. En l’occurrence les cours de l’or et du pétrole il y a quelques temps même si ceux-ci sont à leur plus bas niveau. Et pourtant les Africains sont ceux qui ont le niveau de vie le plus faible au monde. Qu’est ce qui explique cette situation ?

Merci d’avoir posé cette question qui met en exergue simplement le problème de qualité de croissance. Effectivement l’Afrique a engrangé des taux de croissance phénoménale. Le cas du Burkina Faso est impressionnant. Notre pays est classé parmi les meilleures économies africaines malheureusement les populations dans leur grande majorité ne voient pas les retombées de cette croissance économique. Cela veut dire qu’on ne partage pas assez ce qu’on crée. Donc cela interpelle les gouvernants. Comment faudrait-il partager mieux la croissance créée ? C’est la notion de la croissance partagée. L’idée est qu’il faut une croissance inclusive qui entraîne tout le monde qui est partagée et qui est durable. C’est un problème qui est général à l’Afrique. Il y a ici et là des efforts mais qui demeurent insuffisants. On a l’impression que ce sont des têtes de pont qui tirent l’économie et l’ascenseur social ne marche pas. L’Afrique doit avoir une classe moyenne forte pour partager les fruits de la croissance.

Burkinaonline. Selon les données des institutions financières internationales, le Burkina Faso est l’un des pays africains qui a connu ces dix dernières années une forte croissance mais cela n’a pas empêché les événements de fin octobre 2014.Cette croissance avait-elle réellement un impact sur les conditions de vie des populations ?

Au Burkina Faso, il y a eu un problème de partage de croissance. On a beau trouver des raisons politiques à la crise actuelle mais je pense que la raison est plus fondamentale que cela. C’est plutôt un problème de gouvernance économique. Il y avait une génération de jeunes qui n’avaient pas accès aux opportunités. Cela a été selon moi, la raison principale de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 en prenant l’angle économique. Certes on ne peut nier les facteurs politiques mais lorsqu’on a une population jeune et qu’on ne crée pas assez d’emploi pour cette jeunesse-là on se retrouve avec ce genre de situation. Le Printemps arabe nous l’a montré. C’est plus le conflit générationnel, le partage économique entre générations qui est à la base de l’harmattan Burkinabè. Comment l’ancienne génération pose les jalons pour la nouvelle, c’est la problématique qui est ici soulevée. Rappelons à l’époque du CNR (Conseil national de la Révolution), les leaders avaient pratiquement tous la trentaine alors qu’aujourd’hui la classe politique est vieillissante. Il faut donc rajeunir le leadership burkinabè. Des jalons sont posés il faut les suivre…

Burkinaonline. Le gouvernement de transition a entrepris un certain nombre de réformes économiques. De l’avis d’un spécialiste comme vous, ces réformes peuvent-elles influer sur la pauvreté ambiante au Burkina Faso ?

D’emblée il faut reconnaître le mérite du gouvernement de la Transition. Voilà un pays qui connaissait une forte croissance économique et soudain a connu un coup d’arrêt à cause d’une crise politique. Un choc systémique mais on s’est relevé. On a vu les résultats c’est vrai qu’on a connu une baisse de la croissance qui est passée de 6,6% en 2013 à 4,4% en 2014. Malgré tout le pays a tenu. Ailleurs de telle situation se termine en bain de sang ou guerre civil. Il faut donc féliciter la Transition qui a hérité d’une situation difficile mais elle a su remonter la pente. Aujourd’hui le Burkina Faso n’a pas d’arriérés publics en même temps des réformes cruciales sont engagées comme la relecture du Code minier, la réorganisation de l’appareil judiciaire à travers la tenue des Etats généraux de la Justice, l’adoption d’une loi contre la corruption, la mise en place d’une commission de réformes politiques et de réconciliation nationale…Il reste beaucoup à faire mais on peut se réjouir des actions déjà entreprises. Je constate que des mesures d’austérité sont en vigueur. C’est déjà un signal… mais le gouvernement de Transition ne peut pas répondre à toutes les aspirations actuelles. Il faut le reconnaître. Je félicite également l’Administration burkinabè qui est restée fonctionnelle malgré tous les problèmes que nous avons eus.

Burkinaonline. Un nouveau gouvernement sera en principe installé à l’issue des scrutins d’octobre prochain. En matière économique quelles doivent être, d’après vous, les priorités de l’Administration qui viendra ?

Au Burkina Faso, il y a tellement de priorités mais à mon avis il va falloir les séquencer en trois étapes. Avec la crise qu’on a connu la priorité c’est de résoudre les problèmes pressants c’est-à-dire le retour de l’autorité de l’Etat. On remarque qu’après l’insurrection populaire, il y a une baisse de l’autorité de l’État. Sans ordre sans le respect des institutions on ne peut pas aller de l’avant. Deuxième élément, il va falloir établir le dialogue avec les syndicats pour déboucher sur un pacte social. D’autres économies nous ont montré lorsqu’il un pacte social fort qui permet d’assurer l’ordre, ces pays avancent. Autre priorité, c’est le problème de l’eau et de l’électricité. Dans toutes nos localités, l’offre est insuffisante et elle n’est pas de qualité. Il faut vite résoudre ces problèmes en assainissant les finances de ces sociétés publiques et aussi investir pour le futur. Le prochain gouvernement doit également s’atteler à régler les problèmes du foncier.

Après avoir résolu les problèmes pressants, il faut s’attaquer aux problèmes structurants c’est-à-dire il faudra structurer l’économie pour les 5 ans à venir. A ce niveau je reviens sur la politique sectorielle énergétique et de l’eau. Cela est très fondamental. Sans oublier les politiques de santé, d’éducation, de capital humain et d’infrastructures. Le Burkina Faso étant géographiquement le carrefour de l’Afrique de l’ouest, on doit investir dans les hommes et les infrastructures. Quand quelqu’un quitte le Nigeria pour se rendre au Sénégal, il faut faire en sorte qu’il transite au Burkina mais si nous ne disposons de bonnes infrastructures routières, aéroportuaires et ferroviaires cela devient difficile. Enfin les priorités que j’appelle priorités d’innovation. Il faut abandonner les réflexions traditionnelles qui nous disent en gros c’est la santé, c’est l’éducation… bref il faut passer à autre chose. L’argent existe, les ressources aussi il faut qu’on aille les chercher. Il y a des formes alternatives. Il y a par exemple les investissements qu’on peut mieux attirer. Il y a aussi les marchés financiers… On pourrait ainsi rêver d’un Burkina Faso à la Dubaï ou à la Singapourienne pourquoi pas ? C’est une vision. Il faut séquencer en court, moyen et long terme.

Burkinaonline. Depuis les indépendances, la plupart des États africains ont énormément investi dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. On constate que les résultats aujourd’hui/ sont en deçà des attentes des populations. Qu’est ce qui n’a véritablement pas marché ? Les Etats peuvent-ils à eux seuls continuer à investir dans ces secteurs ?

Pour le Burkina Faso en particulier, vu les contraintes d’énergie et structurelles qu’on a peut-être qu’il est mieux de penser à une autre séquence de développement. Révolution verte par exemple mais penser aussi à la tertiairisation de l’économie. Regardons la composition de la croissance actuellement. Le secteur tertiaire en est le plus gros contributeur malgré cela il n’emploie pas le plus de monde. L’agriculture le fait. Pourquoi ne pas songer à une interaction entre les deux secteurs.

Burkinaonline. Quelles sont les conditions pour que le secteur privé émerge dans un pays comme le Burkina Faso ? Et quel type d’opérateurs économiques a-t-il besoin ?

Le secteur privé au Burkina est formidable mais on ne le voit pas assez parce qu’il se trouve en grande partie dans l’informel. Il faut d’abord améliorer les conditions pour que ce secteur quitte l’économie souterraine pour le formel. Tant qu’on ne va pas entamer cette transformation il sera difficile de dire qu’on favorise le secteur privé. Maintenant quelles sont les mesures simples ? D’abord améliorer l’environnement des affaires, élargir l’assiette fiscale en imposant le secteur informel afin de l’amener à se formaliser.

Burkinaonline. Parlons Intégration à présent. Vous avez soutenu une thèse sur l’intégration monétaire africaine. Est-il possible d’avoir une monnaie commune en Afrique de l’ouest partagé entre francophone et anglophone ?

On peut lancer une monnaie commune en Afrique occidentale entre les Anglophones et les Francophones. Ce n’est pas la question fondamentale. Nonobstant si c’est la volonté politique il faut mettre des conditions préalables. Il faudrait un programme pour converger les deux zones. Actuellement on remarque qu’on est aux antipodes en termes de politiques économiques, en termes de politiques fiscales. En même temps, la zone francophone dépend de l’Euro et je vois mal les États anglophones acceptés cette tutelle. Il y a des débats à mener. Si c’est une volonté politique on peut y aller avec les conditions qu’il faut. Repenser, poser la question et se demander qu’est-ce qu’il faut pour quitter ou améliorer la zone CFA. Mais je crois qu’une Afrique de l’ouest unie, une Afrique unie en général ne peut qu’être forte. Dans ma culture, on dit qu’une seule main ne peut pas ramasser la farine mais plusieurs mains y arrivent. Mettons cela en perspective mais ce n’est pas la panacée ni la solution à tous nos problèmes. On a des problèmes de gouvernance beaucoup plus fondamentaux que cela.

Burkinaonline .Vous êtes jeune et sans doute un des doués de votre génération. Comment fait-on pour être un champion comme vous dans un domaine aussi pointu que l’Economie ?

(Rires). Merci du compliment mais je ne pense pas que je suis le plus doué de ma génération. Je connais plein de jeunes de même acabit, de la même ténacité. Quelles sont les conditions de réussite ? Très simple. Le travail. Travaillez, travaillez, travaillez !!! C’est tout. Je suis issu d’un milieu assez modeste. J’ai toujours du plaisir à travailler. Les résultats sont là. On n’a pas encore atteint la totalité de nos objectifs mais on progresse et on en est heureux. Si j’ai un conseil à donner à mes amis et à mes frères et à mes compatriotes : seul le travail paie, seul le travail libère. Cela veut dire beaucoup de répétition, beaucoup d’heures de travail avant beaucoup de loisirs. C’est cela les valeurs fondamentales que la jeunesse doit embrasser. Et enfin la discipline. Il faut une certaine discipline dans la vie. Sans discipline on n’y arrive pas. Travail et Discipline, mes deux maîtres-mots !

Burkinaonline. La jeunesse africaine en général et burkinabè en particulier est en quête de modèle de réussite. Que pouvez-lui dire afin qu’elle ne tente pas l’émigration ?

Ne pas abandonner, ne jamais désespérer et s’accrocher à la réussite. Le soleil finit par briller tôt ou tard. En même temps pousser nos gouvernants à nous amener plus d’opportunités pour la jeunesse. Cela empêchera les Africains d’aller en Europe. C’est ça la clé du problème. C’est plus une question de gouvernance économique qu’autre chose. Si un jeune africain rêve d’aller en Europe c’est qu’il estime qu’il n’y a plus d’opportunités en Afrique. Ce qu’il faut probablement résoudre. Aussi démystifier l’Europe. Nous avons fait l’Europe, les Etats Unis, nous ne pensons pas qu’il y a un pays aussi beau que le nôtre. C’est aussi le rôle de la diaspora. Montrer à nos compatriotes et à nos frères à l’impossible nul n’est tenu. Travailler, discipline, civisme devraient nous amener loin. Et enfin amour de la Patrie. Le Burkina Faso nous appartient tous. Si on ne s’y met pas on ne se développera jamais. J’invite tout le monde à apporter sa pierre à la construction du pays.

Interview réalisée par Simplice BARO
burkinaonline.com

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