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Entrée en vigueur des APE : Le Burkina Faso «solidaire à une décision commune et consensuelle»

Entrée en vigueur des APE : Le Burkina Faso «solidaire à une décision commune et consensuelle»

Face à l’opposition du Nigéria et de la Gambie à signer des accords d’exonération et de réduction de certains frais de douane entre l’Union européenne et seize pays d’Afrique de l’Ouest, (APE UE-AO), «le Burkina Faso reste solidaire à la décision commune et consensuelle de la sous-région».

«Pour ce qui est de l’entrée en vigueur (des APE), le Burkina Faso reste solidaire à la décision commune et consensuelle de la sous-région sous le leadership de la CEDEAO», a affirmé mardi la Secrétaire d’Etat burkinabè chargée de l’Aménagement du territoire, Pauline Zouré.

Elle s’exprimait à l’ouverture d’une réunion d’experts ouest-africains, consacrée au Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO et aux Accords de partenariat économique (APE) Union européenne -Afrique de l’Ouest (CEDEAO plus Mauritanie).

Les Accords de partenariat économique entre l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest, conclus en juillet 2014, une fois en vigueur, offriront aux deux parties, des exemptions ou des réductions de frais douaniers.

Toutefois, ces accords sont dénoncés par plusieurs organisations de la société civile africaine et par le Nigeria et la Gambie, qui craignent des impacts négatifs sur leurs producteurs et consommateurs domestiques.

Pour les occidentaux, il s’agit de répondre à des injonctions de l’OMC à mettre fin à des discriminations, qui ont consisté pendant 50 ans à l’UE d’offrir des réductions tarifaires non réciproques aux pays ACP (dont fait partie l’Afrique de l’Ouest).

«Pour ce qui est des APE, le Burkina Faso a joué pleinement sa partition dès le début du processus de préparation des négociations en procédant à l’identification et à la classification des produits, sensibles et à la sensibilisation et à la formation des différents acteurs directement impliqués», a expliqué Pauline Zouré.

«Des travaux d’évaluation des impacts potentiels sur les différents branches et domaines d’activités économiques ont été également réalisés afin d’éclairer le choix des décideurs, tout en veillant à la préservation des intérêts économiques et sociaux du Burkina Faso», a ajouté Mme Zouré.

En rappel, l’entrée en vigueur des APE n’est possible que si tous les Etats membres de la CEDEAO ont signé et qu’au moins deux tiers des Etats les ont ratifiés.

Selon Pauline Zouré, ceci démontre «l’importance du principe de consensus et d’unanimité au sein de la CEDEAO et entre Etats membres afin d’opter pour une posture qui soit économiquement et socialement profitable pour nos pays».

Agence d’Information du Burkina

ata/bl

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