Accueil / Mines & Energies / L’atelier de la CEDEAO inaugure une nouvelle ère du rôle des femmes dans la transition énergétique de l’Afrique de l’Ouest

L’atelier de la CEDEAO inaugure une nouvelle ère du rôle des femmes dans la transition énergétique de l’Afrique de l’Ouest

L’atelier de la CEDEAO inaugure une nouvelle ère du rôle des femmes dans la transition énergétique de l’Afrique de l’Ouest

L’atelier de la CEDEAO inaugure une nouvelle ère du rôle des femmes dans la transition énergétique de l’Afrique de l’Ouest

Abidjan – 13 avril 2018, les conclusions de l’étude de préfaisabilité de la CEDEAO sur les opportunités d’affaires pour les femmes dans une chaîne de valeur énergétique en changement en Afrique de l’Ouest ont été discutées lors d’un atelier régional tenu à Abidjan le 13 avril 2018. L’atelier a eu lieu à Le siège du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan était organisé par le Centre de la CEDEAO pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ECREEE), en partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement et le Mécanisme de préparation du projet. (NEPAD – IPPF).

atelier-cedeaoLa cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par le directeur de l’énergie renouvelable et de la gestion de l’énergie, M. Konan N’Goran, qui a prononcé le discours du ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, l’Honorable Thierry Tanoh.

Le ministre a noté que “certains pays dans le monde ont été en mesure de transformer leur secteur énergétique en un produit d’exportation, où ils ont exporté des technologies et des compétences techniques pour créer une valeur et une richesse immenses pour eux-mêmes”.

Il a ajouté que les pays d’Afrique de l’Ouest devraient tirer parti de la transformation mondiale dans le secteur de l’énergie pour se créer un créneau dans la transition énergétique mondiale.

Selon le ministre «Les perturbations technologiques se produisent rapidement et s’il est vrai que la nécessité est la mère de l’invention, alors nos défis énergétiques devraient nous motiver à créer un créneau dans cette transformation en cours».

Le ministre a souligné qu ‘”un secteur de l’énergie où les femmes entrepreneurs ne représentent que 2% de la population n’est pas idéal”, comme c’est actuellement le cas en Afrique de l’Ouest.

Dans son discours, l’Ambassadeur d’Espagne à Abidjan, Son Excellence Luis Covarrubias a noté que l’initiative régionale facilitera la participation des femmes dans le secteur de l’énergie en tant que fournisseurs de services et de solutions énergétiques modernes.

Représentant le gouvernement du Canada, Simon Snoxell a salué l’effort en soulignant qu’il aborde les mêmes problèmes que le Canada s’efforce d’aborder: les changements climatiques, l’autonomisation des femmes, entre autres

L’étude a également été saluée par le Directeur du Département des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PERN) de la BAD, M. Nakulima Osseynou, qui l’a qualifiée d ‘”inclusive, pragmatique et pertinente”.

Il a noté que «pour relever les défis énergétiques et du changement climatique sur le continent, l’Afrique aura besoin d’innovation et si les femmes sont impliquées dans l’élaboration de la solution, l’énergie produite sera utilisée de manière plus percutante».

L’atelier a réuni plus de 60 participants dont un tiers de femmes chefs de la direction impliqués dans les activités de production et de distribution d’électricité et fournissant des services d’installation d’énergie renouvelable, des services de maintenance, des services de facturation et de paiement, un service dans le secteur de l’énergie, la promotion du gaz de pétrole liquéfié pour la cuisson propre et plusieurs autres.

Dans un discours prononcé en son nom, le Directeur exécutif de l´ ECREEE, M. Mahama Kappiah, a noté que de nombreuses femmes chefs d’entreprise gèrent leurs affaires en utilisant leurs capitaux propres ou des emprunts à bas niveau auprès des prêteurs, grandes promesses pour le développement économique de la région et la santé et le dynamisme de son secteur de l’énergie.

L’atelier régional et l’étude font partie d’un projet plus vaste qui vise à développer un pipeline d’entreprises énergétiques prêtes à l’investissement et détenues par des femmes dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest.

Le projet vise à produire quatre études de faisabilité axées sur le pays des entreprises énergétiques qui tirent le meilleur parti des mégatendances mondiales qui façonnent le nouveau système énergétique, dont les entreprises suivantes ont été identifiées par l’étude de préfaisabilité: les entreprises de gaz de pétrole liquéfié (GPL) Nigeria; les systèmes de production d’électricité à base solaire et les entreprises de distribution de produits d’éclairage solaire au Ghana; les activités de production et de distribution d’électricité par mini-réseau et micro-réseau alimentées par de l’énergie propre au Sénégal; applications intelligentes pour les consommateurs d’énergie en Côte d’Ivoire.

Pour chacun des projets, l’étude de faisabilité évaluera la possibilité de répliquer les projets dans les autres pays pilotes.

Le projet est financé par la BAD par le biais du Fonds spécial NEPAD-IPPF, qui aide les pays africains à préparer des projets d’infrastructures régionales dans les domaines de l’énergie, des transports (TIC) et des eaux transfrontières.

M. Shem Simuyemba, Directeur de la Division NEPAD-IPPF, a noté que le succès du projet ECREEE sera déterminé par sa capacité à mobiliser de nouveaux fonds pour les entreprises appartenant à des femmes à la fin de l’étude.

Il a ajouté que le NEPAD-IPPF surveillait de près les progrès du projet, car il cherche à le reproduire dans d’autres secteurs d’infrastructure et dans d’autres régions d’Afrique.

Déclaration du gouvernement du Canada sur l’atelier régional

 

Affaires mondiales Canada remercie ECREEE pour son invitation à participer à l’atelier régional de validation de la CEDEAO sur les opportunités d’affaires pour les femmes dans une chaîne de valeur énergétique en changement en Afrique de l’Ouest. Pour le Canada, l’atelier était une occasion importante de souligner notre engagement à promouvoir le leadership des femmes en Afrique.

La Politique d’aide internationale féministe du Canada place les femmes et les filles à l’avant-plan de nos efforts de développement.

La vision féministe du développement international du Canada vise à soutenir la croissance inclusive dans les pays en développement en favorisant l’autonomisation économique et le leadership des femmes et des filles comme moyen d’éradiquer la pauvreté et de créer un monde où les hommes et les femmes jouissent des mêmes droits. De mêmes ressources, partager équitablement le travail non rémunéré et soigné, avoir un emploi productif et un travail décent.

La clé pour atteindre les engagements du Canada est de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Cela implique de promouvoir une plus grande inclusion financière des femmes et un accès égal aux capitaux, aux marchés, à la technologie numérique et aux services de développement des entreprises, et de soutenir la formation technique et professionnelle des femmes.

En même temps, la politique d’aide internationale féministe du Canada accorde également la priorité aux efforts des pays en développement visant à faire la transition vers un climat à faibles émissions de carbone, respectueux de l’environnement et climat, des économies et sociétés résilientes. Cela implique la promotion des énergies renouvelables en tant que source d’énergie propre et abordable pour les besoins énergétiques croissants de l’Afrique.

Dans ce contexte, le gouvernement du Canada a annoncé, dans le cadre de l’engagement du G7 à la COP21, une contribution de 150 millions de dollars pour soutenir les objectifs de l’Initiative pour l’énergie renouvelable en Afrique (AREI), l’accès à l’énergie et limiter les effets du changement climatique.

L’AREI est un cadre continental dirigé par les Africains, qui vise à accélérer l’accès à une énergie propre, appropriée et abordable en utilisant des systèmes d’énergie renouvelable.

L’engagement sera mis en œuvre par l’intermédiaire de la Société financière internationale (SFI) dans le cadre d’un programme intitulé Programme Canada-SFI sur les énergies renouvelables pour l’Afrique.

Un promoteur souhaitant faire une demande de financement auprès de la SFI, y compris un financement du Programme Canada-SFI sur l’énergie renouvelable pour l’Afrique, devrait communiquer directement avec la SFI par l’intermédiaire des bureaux locaux de la SFI situés dans toute l’Afrique.

Le Canada applaudit les efforts visant à promouvoir un rôle de leadership pour les femmes dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique.

Les femmes peuvent jouer un rôle essentiel dans la chaîne de valeur énergétique, y compris à un niveau de leadership dans le secteur des énergies renouvelables émergentes et innovantes.

À cette fin, le Canada félicite ECREEE d’avoir organisé un atelier très fructueux et en particulier d’avoir réuni des femmes entrepreneures du secteur de l’énergie de toute l’Afrique de l’Ouest, y compris des femmes anglophones, francophones et lusophones.

Issus d’un large éventail de rôles dans le secteur de l’énergie, les participants ont partagé leurs connaissances approfondies et leur expertise, soulignant à la fois les défis communs et les opportunités qu’ils rencontrent ainsi que la diversité de la région. Ce fut une occasion d’apprentissage unique et importante pour promouvoir les femmes entrepreneurs.

C’est donc un plaisir de souhaiter ECREEE le meilleur de son travail et d’applaudir les efforts des femmes entrepreneurs dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest.

Paula Caldwell

Directeur général / Directeur général

Bureau panafricain / Direction générale panafricaine

Affaires mondiales Canada / Affaires mondiales Canada

NB: communiqué integral de presse CEDEAO

 

aib.bf

Aller en haut