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Mise en œuvre du PNDES : L’exécutif burkinabè à l’épreuve de la redevabilité

Mise en œuvre du PNDES : L’exécutif burkinabè à l’épreuve de la redevabilité

Ouagadougou accueille les 09 et 10 juillet 2018 la Conférence Internationale sur la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). La cérémonie d’ouverture a eu lieu dans le complexe de salle de conférence de Ouaga 2000 le lundi 09 juillet 2018.  Elle a été présidée par le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba.

 

Placée sous le thème « Accélérer la transformation agro-sylvo- pastorale au Burkina Faso », la conférence internationale sur la mise en œuvre du PNDES est une occasion de redevabilité pour le gouvernement burkinabè. Selon le ministre de l’Economie, des finances et du Développement Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory cette conférence est une occasion pour mesurer le chemin parcouru, les résultats engrangés et les défis qui s’y présentent.

En termes de bilan et après deux ans et demi de mise en œuvre, le PNDES enregistre à la fin décembre 2017 une situation de mobilisation des ressources propres qui s’élève à 2 629,62 milliards de francs CFA sur une prévision annuelle de 3 052,5 milliards de FCA. Ce, avec un taux de mobilisation de 86,03%. La mobilisation des ressources extérieures indique que sur les deux premières années, il ressort un taux de confirmation de 90,7% soit 5 053,73 milliards de francs CFA pour le besoin estimé à 5 570,2 milliards de francs CFA.

« …la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois passe par l’industrialisation »

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Toute fois l’accélération de la transformation agro-sylvo- pastorale s’impose au Burkina Faso, pays enclavé avec une population à majorité rurale, tirant l’essentiel de ses revenus de l’agriculture. En effet, la contribution du secteur à la richesse nationale est jugée faible et estimée à environ 27,8% en 2017. La présente conférence internationale, place le secteur au cœur des échanges.  Le premier vice-Président de la Chambre de commerce et de l’Industrie du Burkina Faso, Mahamady Sanoh a noté la pertinence de la thématique. Représentant par ailleurs le Président de la chambre de commerce Mahamadi Savadogo, il a ajouté que pour la communauté des affaires, la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et les emplois passe par l’industrialisation. Il a saisi l’occasion pour inviter de la nécessité de mettre en place d’une politique vigoureuse d’accompagnement des petites et moyennes industries locales pour leur permettre de transformer les matières premières dans des conditions économiques viables et socialement durables. Il revient à l’Etat de mettre en œuvre les conditions favorables à l’investissement privé a-t-il souligné.

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Le Premier Ministre burkinabè Paul Kaba Thiéba qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux s’est réjoui des performances du Pndes. Il a confié pour cela que cette conférence va permettre de trouver des solutions pour l’accélération de la transformation agro-sylvo-pastorale à travers le Programme d’Urgence pour le Sahel (PUS) et le Programme d’appui au développement des Economies locales (PADEL). Ces deux programmes permettront de lutter contre la pauvreté, les inégalités et l’extrémisme violent entre autres.

Les partenaires techniques et financiers (PTF) fortement mobilisés pour la circonstance ont aussi salué le progrès des engagements. En dépit d’un contexte difficile marqué par les remous sociaux et la crise sécuritaire qui prévaut dans la sous-région, le gouvernement fait d’énormes efforts pour maintenir la stabilité du cadre macroéconomique a félicité, la présidente de la Troïka des PTF, Metsi Makhetha.

Du reste, pour ce premier jour d’échanges la salle de conférence de Ouaga 2000 a refusé du monde. Un constat, la mobilisation spectaculaire du secteur privé national, la diaspora burkinabè et les PTF.

 

Balguissa Sawadogo

Micheline Nanema

Pour Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

Encadré : Aperçu de l’apport de la Banque Mondiale (extrait dossier de presse)

Le Groupe de la Banque mondiale notamment le guichet de l’Association Internationale de Développement (IDA) et la Société Financière Internationale (SFI) s’étaient engagés pour environ 1,2 milliard de dollars américains équivalent à 600 milliards de F CFA.  Le montant actuel du portefeuille s’élève à près de 1,6 milliard de dollars à travers plusieurs conventions en cours d’exécution et couvrant plusieurs secteurs y compris l’agriculture, l’énergie, les TIC, l’eau et l’assainissement. Pour ce dernier secteur un financement d’une valeur de 300 millions dollars a été approuvé par le Conseil d’Administration. Le Burkina Faso a décaissé près de 31% déjà (soit 500 millions de dollars us).  Le 5 juillet 2018, le nouveau cadre de partenariat avec le Burkina Faso sur la période 2018-2023 porte sur un montant indicatif total de 2,3 milliards de dollars américains soit 1150 milliards de FCFA.

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