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PNDES-Dette à moyen termes : Le Burkina se dote d’une nouvelle stratégie

PNDES-Dette à moyen termes : Le Burkina se dote d’une nouvelle stratégie

Depuis 2016 le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Afin de financer efficacement la mise en œuvre de cet outil de cadrage macroéconomique, le fait souvent recours à des émissions d’obligations sur le marché monétaire de l’UMOA. Depuis début 2017 le pays est à sa neuvième émission d’obligations sur le marché monétaire régional.

Dans le cadre de la gestion de la dette et des finances publiques le pays a donc procédé à l’adoption d’une nouvelle Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Termes ou SDMT 2017-2020. Ce nouveau dispositif faut-il le signaler entre dans le cadre du Règlement n° 09/2007/CM/UEMOA adopté en juillet dernier à Dakar et qui intervient dans la dynamique de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique. Ce dispositif permet, entre autres, à chaque pays membre d’avoir un guide concernant les décisions d’emprunts de manière à couvrir son besoin de financement tout en tenant compte des moyens dont il dispose pour assurer le service de sa dette actuelle et future ainsi que des chocs auxquels il peut être exposé.

Les principaux axes de la stratégie portent notamment sur le maintien du recours aux ressources concessionnelles pour le financement des besoins de l’économie. Les financements extérieurs libellés en Euro seront privilégiés au regard de leur faible coût et du risque de change peu élevé qu’ils présentent à ce sujet. Aussi, il y a le recours aux ressources non concessionnelles. Cette option se justifie par l’importance des besoins à couvrir dans un contexte de mise en œuvre du PNDES et de contraction des ressources concessionnelles. Toutefois, le recours à ces ressources s’ajusterait avec les normes prudentielles en la matière. Le dernier axe porte sur le maintien et renforcement du recours du Burkina Faso au marché financier régional de l’UEMOA.

Le marché est une alternative de financement en cas de choc exigeant une action urgente compte tenu des délais très longs pour la mobilisation des financements extérieurs auprès des créanciers non commerciaux.

Au Burkina, de récentes statistiques de la direction générale du trésor et de la comptabilité publique révèlent que les orientations budgétaires projetées devraient permettre de consolider la relance de l’économie amorcée en 2016. Ainsi, sur la période, les recettes totales et dons progresseraient en moyenne de 20,6% sur la période 2017-2020, passant de 2361,47 milliards de FCFA en 2017 pour s’établir à 3190,85 milliards de FCFA en 2020. Le taux de pression fiscale passerait de 19,5% en 2017 après un niveau estimé de 15,9% en 2016. De quoi donner de l’assurance aux investisseurs du marché monétaire.

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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