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Purée de tomates cherche consommateurs

Purée de tomates cherche consommateurs

Elles sont de plus en plus nombreuses les femmes burkinabè qui se lancent dans la transformation de la tomate afin de subvenir aux besoins de leurs familles. Organisées en groupements, les femmes à travers la transformation, maximisent leurs profits. La vente des simples légumes ne leur est pas favorable car les prix sont généralement fixés par les grossistes. Comme de nombreuses associations à travers le pays, le groupement « Neerwaya » du village de Donsin à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou, est spécialisé dans la fabrication de la purée de tomates.

Pour aboutir à la purée, les femmes commencent par acheter les tomates auprès des grossistes. Durant cette opération, une première sélection est faite. Les femmes choisissent seulement les tomates qui ont atteint le bon niveau de maturation, sans maladie ni défaut. Dans la salle de transformation, les bonnes tomates sont ensuite lavées à plusieurs reprises afin de les débarrasser de leurs impuretés et d’éventuels produits chimiques. La tomate sélectionnée sera ensuite soumise au séchage avant l’ébouillantement. Durant cette phase, la peau de la tomate se détache de l’intérieur du fruit nommé pulpe.

Les pulpes passent par la suite par les moulins à tomates pour la phase de raffinement. Les différentes étapes permettront d’aboutir à un concentré de tomate nommé purée de tomates, pure à 100% et sans aditif. La concentration et la stabilisation du produit seront assurées par la cuisson et par la pasteurisation. La tomate est par la suite conservée dans des bouteilles en verre hermétiquement fermées avec une capsule. Avant sa commercialisation, la tomate est certifiée par le Laboratoire National de Santé Publique. S’il est maintenu dans un lieu frais, le produit pourra être conservé pendant plusieurs mois.

Mais une fois la bouteille ouverte, la tomate devra être consommée sous 72 heures si elle est maintenue au réfrigérateur. Pour une caisse de 25 kilogrammes de tomates fraîches qu’elles achètent à 3000 FCFA, les femmes revendent le pot de 400 grammes à 600 FCFA et le carton de 12 pots à 6000FCFA. Elles arrivent ainsi à faire de substantielles économies puisque les produits se vendent autant dans les hôtels, les restaurants que les super marchés. Mais aujourd’hui, le véritable défi auquel les femmes sont confrontées est celui de l’écoulement de leurs produits. Le marché continue à être inondé par des produits importés.

Loin de se laisser découragé par cette situation, le groupement entend se distinguer, attirer et fidéliser la clientèle en insistant particulièrement sur la qualité de ses produits car « manger bio, c’est manger sain ».

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com/ groupe Ecodafrik

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