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SEMICA 2017 : Partenariat Public Privé et PNDES au cœur de la sixième édition selon le CEO, Innocent Belemtougri

SEMICA 2017 : Partenariat Public Privé et PNDES au cœur de la sixième édition selon le CEO, Innocent Belemtougri

Comment se porte le SEMICA ? Quels sont les enjeux liés à l’organisation ? Quelles sont les perspectives ? A à peu près deux mois de la tenue de la sixième édition du Salon International de l’Energie, des Mines et des Carrières (SEMICA), véritable cadre de rencontres de professionnels de l’énergie, des mines et carrières devenu au fil des ans un évènement très prisé des investisseurs, réponses du CEO, Innocent Belemtougri dans l’entretien qui suit.

 

 

Ecodufaso.com : Comment se porte M. Belemtougri ?

Innocent Belemtougri : Monsieur Belemtougri est un homme comblé, heureux et toujours à la tâche.

 

C’est bientôt l’édition 2017 du Salon de l’Energie, des Mines et des Carrières (SEMICA). Mais déjà peut-on avoir un bilan de l’édition 2016 ?

La cinquième édition du SEMICA s’est tenue en 2016. Plus précisément du 26 au 28 mai, sous le thème « Transition énergétique et RSE dans les entreprises minières.» ce fut une édition fort riche en activités, qui s’est tenue au Centre International de Conférences de Ouaga 2000 avec environ 3000 participants. Elle a été un exaltant challenge que nous comptons renouveler en 2017, pour la sixième édition.

L’organisation de l’édition 2016 du SEMICA a connu des difficultés nées des incompréhensions avec notre ministère de tutelle. Ces incompréhensions nous avaient amenées à nous exprimer publiquement avec certainement des propos qui ont été jugés inappropriés. J’aimerais présenter à l’ensemble du gouvernement et à notre ministère de tutelle nos sincères excuses. Dans toutes nos initiatives notre intention et notre souhait ont toujours été de travailler à hisser haut les couleurs du Burkina Faso.

Comment se présente l’organisation de l’édition 2017 ?

L’édition 2017 aura lieu du 25 au 27 mai au Centre International de Conférences de Ouaga 2000 sous le thème « Partenariats Public-Privé ». Le Burkina Faso vit à l’heure du PNDES, un programme extrêmement ambitieux, qui vise à drainer beaucoup d’investissements pour booster notre développement et notre économie dans tous les secteurs. Le SEMICA entend jouer sa partition dans cette belle aventure en permettant d’attirer divers investisseurs intéressés par nos secteurs énergie, mines et carrières du Burkina Faso. Nous avons retenu comme thème général cette année, les Partenariats Public-Privé, tout en sachant que le PNDES est un ambitieux programme qui est bâti à 80% sur les PPP. C’est le lieu pour nous d’accompagner cette dynamique et cette vision du Chef de l’Etat et du Gouvernement du Burkina Faso, en permettant à des professionnels mondiaux de se rencontrer et discuter sur les meilleures pratiques de PPP qui existent dans des secteurs aussi vitaux que sont l’énergie, les mines et les carrières.

 

Qu’est ce qui fait et que reste –t-il à faire ?

A ce stade nous sommes à deux mois de la tenue du SEMICA. Nous avons planifié déjà sept panels de conférences qui tournent autour du thème central partenariats public privé. Cette année nous avons prévu déployer 54 stands d’expositions. A ce jour nous avons un peu plus de la moitié qui est occupé. Il ne reste donc plus beaucoup de stands. C’est le lieu pour nous d’inviter ceux qui souhaitent prendre part au SEMICA à s’inscrire à temps sur notre site internet www.semica.net.

Le SEMICA 2017 c’est aussi des rencontres d’affaires B to B, des évènements de réseautage et de Networking ainsi que notre traditionnel Gala de clôture avec des remises de trophées à des acteurs méritants du continent africain afin de magnifier l’excellence dans ces secteurs stratégiques des mines, de l’énergie et des carrières.

Des attentes particulières ?

Aujourd’hui le SEMICA se positionne comme l’un des évènements majeurs du continent africain dans ces secteurs clés. En tous cas en Afrique de l’Ouest il faut reconnaitre que c’est l’un des plus grands salons professionnels de l’énergie et des mines. Nous sommes à la disposition de notre pays d’origine comme du continent africain pour continuer toujours à accompagner la dynamique de nos gouvernants. Et tant que cela entre dans la vision de développement du continent africain, nous sommes disponibles. Ce qui nous tient à cœur c’est la promotion et le développement du continent africain en tenant compte des générations actuelles et futures. Nous sommes ouverts à tous types de collaboration selon les formes que cela peut prendre. Nous sommes en contact avec notre ministère de tutelle pour voir dans le cadre de l’organisation de la SAMAO, comment nous pourrions jumeler les forces avec le SEMICA. Les réflexions sont en cours et des pistes sont déjà été tracées pour des collaborations futures afin de conjuguer les efforts. Ce qui nous préoccupe tous en effet c’est véritablement le développement du Burkina Faso. Et quand on est animé d’une telle volonté, il est tout à fait normal de pouvoir joindre les forces quelque soit la forme que cela prendra. Le SEMICA est tout à fait ouvert à tous types de collaboration.

 

 

Le Burkina Faso continue de vivre une certaine morosité économique. Comment comptez-vous travailler avec cet état de fait ?

Le monde en général connait un certain ralentissement sur le plan économique. L’arrivée au pouvoir du Président américain, Donald Trump n’a pas été de nature à rassurer certains investisseurs de par le monde. L’on connait globalement un ralentissement de l’économie et le Burkina n’y échappe malheureusement pas. Les investisseurs sont des personnes qui ont besoin d’avoir une certaine visibilité, à moyen et à long terme. Ce sont des personnes qu’il faut travailler à rassurer quant à la stabilité de leurs investissements. C’est connu l’argent n’aime pas le bruit. Les attaques au Burkina et dans la sous-région ne permettent pas de rassurer les investisseurs. Il est de notre responsabilité à tous, avec nos gouvernants et la population de travailler déjà à ce qu’il y est la paix, la concorde afin que les investisseurs puissent trouver un terrain fertile au développement de leurs affaires. C’est le travail majeur que nous devons tous faire ensemble. Avec la mise en œuvre du PNDES nous sommes déjà sur de bons rails. Ce ralentissement économique, le SEMICA n’y échappe pas non plus. Nous rencontrons cette année des difficultés financières. Ce qui va nous amener à redimensionner certaines choses. Le plus important pour nous c’est que l’activité se tienne dans un certain standing afin d’offrir au monde un Burkina qui rayonne de mille feux. Nous avons besoin de l’accompagnement des plus hautes autorités du pays afin qu’ensemble nous puissions donner l’image d’un Burkina qui travaille et qui avance.

 

Nous savons que chaque année le SEMICA innove. Quelle sera la surprise de cette sixième édition ?

Permettez-nous de vous la faire découvrir à la cérémonie d’ouverture.

Pour abonder le côté intellectuel quels sont les sous thèmes qui seront développés ainsi que les experts conférenciers invités ?

Nous avons globalement sept panels qui porteront entre autres sur le concept du partenariat public privé dans le secteur minier et énergétique, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables une thématique d’actualité en tenant compte de l’engagement du Chef de l’Etat Roch Kaboré de faire du Burkina Faso à l’horizon 2020 un pays qui dispose au minimum de 30% d’énergies renouvelables. Il y a aussi les implications juridiques et fiscales du PPP et celles douanières. Ensuite, il est prévu une session de présentation des modèles et des expériences réussis de PPP à travers le monde et plus précisément en Afrique que nous allons présenter et discuter afin d’inspirer du monde. Aussi, il y aura un panel sur l’implication des acteurs privé dans la gestion des fonds miniers, les contraintes et perspectives. Le sixième panel abordera le financement des PPP et la gestion de leurs risques. Enfin le septième panel portera sur les relations financières qui peuvent exister entre les parties contractantes.

Au niveau des personnes ressources notamment les conférenciers nous sommes en train de boucler afin d’avoir à nos côtés la crème de la crème. La presse sera tenue au courant au temps opportun.

 

Un appel à lancer

C’est vraiment souhaiter la paix et la concorde au Burkina Faso. La paix dans les cœurs, un peu plus de patriotisme et d’engagement dans le travail. C’est à ce prix qu’à mon humble avis nous pourrions sortir le Burkina Faso et plus généralement l’Afrique des difficultés économiques que nous connaissons. C’est en nous donnant la main que pourrons effectivement enclencher cette marche radieuse que nous souhaitons tous pour nos familles et nos nations. J’invite les uns et les autres à véritablement s’approprier l’édition 2017 du SEMICA qui reste à la disposition du Burkina Faso.

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/ecodafrik.com

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