Accueil / Développement / Subventions 2017 des partis politiques: près de 500 millions de FCFA pour cinq bénéficiaires

Subventions 2017 des partis politiques: près de 500 millions de FCFA pour cinq bénéficiaires

Subventions 2017 des partis politiques: près de 500 millions de FCFA pour cinq bénéficiaires
Le ministre en charge de l’administration territoriale, Siméon Sawadogo (micro) a indiqué que l’Etat est tenu de ses obligations envers les acteurs de la nation

 

Le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation a remis, ce jeudi 23 novembre 2017 à Ouagadougou, la subvention destinée aux partis politiques. Le montant total de cette subvention est de près de 500 millions de CFA, reparti entre cinq partis politiques   ayant obtenu au moins 3% des suffrages exprimés aux dernières législatives de 2015.

Cinq partis politiques du Burkina Faso sont bénéficiaires de la subvention 2017 à eux destiné. La cérémonie de remise de chèques a eu lieu, ce jeudi 23 novembre 2017 à Ouagadougou. Elle a été présidée par le ministre l’administration territoriale et de la décentralisation, Siméon Sawadogo. Les représentants des partis politiques concernés y ont assisté.

«L’Etat contribue au financement des activités et formations politiques hors campagne électorale par des fonds publics. Il est institué à cet effet une ligne de crédit annuel», a indiqué le ministre

M. Sawadogo a expliqué que cette subvention de l’Etat accordée aux partis politique rentre dans le cadre de leurs activités menées hors campagne électorale pour le compte de l’année 2017. Pour lui, le gouvernement se doit de respecter ses obligations à l’égard des acteurs de la nation et c’est ce qui traduit l’allocation de la subvention accordée aux formations politiques pour l’animation de la vie politique.

Siméon Sawadogo a précisé qu’au soir des dernières élections législatives sur les 148 partis politiques existant au Burkina Faso, seulement six d’entre eux satisfont la situation avec 3% des suffrages exprimés. Et le premier responsable du département en charge de l’administration territoriale de faire remarquer que parmi les six partis politiques devant bénéficier de l’allocation de la subvention publique, un seul ne sera pas financé pour preuve de justification de ses activités. Cependant, le ministre s’est abstenu de donner le nom de ce sixième parti politique à qui la subvention a été refusée.

Le MPP et l’UPC s’en sortent respectivement avec 227,25 millions F CFA et 134,5 millions de F CFA

Le MPP et l’UPC s’en sortent respectivement avec 227,25 millions F CFA et 134,5 millions de F CFA

Qu’à cela ne tienne, les cinq partis politiques bénéficiaires de la subvention de 2017 sont connus. Ainsi, celui qui a eu la plus importante somme est respectivement, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui bénéficie de 227 millions 250 mille F CFA. Il est suivi de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui a eu 134 millions 500 mille F CFA.

Puis vient, en 3e position, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) avec 86 millions 500 mille F CFA. Quant à la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) et l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) elles s’en sortent respectivement avec 27 millions 200 mille F CFA et 24 millions 250 mille F CFA.

Acte salué

De l’avis du ministre Sawadogo, ces cinq formations politiques bénéficiaires ont jusqu’au 31 mars 2018 pour se justifier sur l’utilisation de la subvention à la Cour des comptes. Il   a aussi expliqué que le retard constaté dans le financement des partis politiques est dû à la lourdeur administrative. A l’entendre, le gouvernement travaille à décanter la situation pour les années à venir.

A l’issue de la réception des chèques, certains représentants des partis politiques ont exprimé leurs sentiments. Ainsi, pour le député trésorier de l’UPC, Abgas Armand, la subvention de l’Etat va permettre à son parti d’apurer ses dettes et mieux planifier ses activités pour la bonne marche. M. Abgas selon qui «un tien vaut mieux que deux tu l’auras», a félicité le gouvernement pour son geste qui participe à la bonne marche de la nation et de l’ancrage démocratique au Burkina Faso.

Même son de cloche, pour le secrétaire national adjoint chargé des relations extérieures de l’UNIR/PS, Boureima Thombiano. Celui-ci estime que cette démarche de l’Etat est salvatrice car elle permet aux partis politiques d’être efficace sur le champ politique. «Nous allons faire de notre mieux pour nous conformer aux dispositions de notre pays pour obtenir les futurs financements de l’Etat», a- t-il   relevé.

Aux termes de l’article 10 de la loi n°008-2009/AN du 14 avril 2009 portant financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales, «l’Etat contribue au financement des activités des partis et formations politiques hors campagne électorales par le fonds publics. Il est institué à cet effet une ligne de crédit annuel».

Le bénéfice de cette subvention publique et sa reconduction sont soumis à des conditions prévues par la loi. En effet, l’article 14 de la loi citée plus haut, précise que «cette contribution de l’Etat est accordée à tous les partis ou formations politiques ayant obtenu au moins des suffrages exprimés aux dernières élections législatives. La répartition s’effectue au prorata du nombre de suffrages obtenus».

 

Alfred KANON

ecodufaso.com / ecodafrik.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ECOTV, La webtv de ecodufaso
Aller en haut