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Traité de coopération ivoiro-burkinabè: Le Burkina a mobilisé 376 millions de F CFA

Traité de coopération ivoiro-burkinabè: Le Burkina a mobilisé 376 millions de F CFA

En prélude de la 6e conférence au sommet du Traité d’amitié et coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’étranger, Alpha Barry, a animé, jeudi 13 juillet 2017, à Ouagadougou, une conférence de presse. A l’occasion, il a confié que la rencontre a coûté au Burkina 376 millions de francs CFA.

A partir du lundi 17 juillet 2017, la capitale burkinabè va abriter la sixième conférence au sommet du Traité d’amitié et coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. En vue de donner des précisions sur la rencontre, le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’étranger, Alpha Barry, a réuni, le jeudi 13 juillet 2017, à Ouagadougou, la presse.

Il en ressort que tout est pratiquement fin prêt. Le ministre Barry a rappelé que le sommet va permettre d’évoquer des dossiers liant les deux pays dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie électrique, du transit et du transport, de la défense et de la sécurité, etc. Il a renseigné qu’auparavant les experts de deux pays vont discuter autour de 24 accords à soumettre à la signature des chefs d’Etat, au terme de ce 6e TAC. A l’entendre ces nouveaux accords vont concerner les domaines tels que les jumelages d’écoles militaires des deux pays, les Mutilations génitales féminines (MGF), etc.

Interrogé sur le bilan des cinq TAC passés, Alpha Barry a répondu qu’il y a eu beaucoup d’acquis. Il a cité, par exemple, le domaine de l’énergie électrique où la Côte d’Ivoire a augmenté le nombre de MW fourni au Burkina Faso, passant de 50 MW (en 2008) à 83 MW (actuellement). Le ministre a aussi évoqué la coopération universitaire, le fonctionnement des corridors, où actions concrètes sont visibles. Il a également parlé de la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou où les choses ont bougé, surtout dans la partie ivoirienne. Pour lui, il reste encore des efforts à faire en ce qui concerne certains projets, notamment la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouaga-Kaya, le fonds commun de financement de projet au profit, des femmes et des jeunes.

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Rendre la monnaie de l’hospitalité

Mais combien va coûter le TAC pour le Burkina Faso ? A cette question d’un confrère, Alpha Barry a expliqué que le total du budget est estimé à 376 millions de francs CFA. Selon le ministre Barry, ce budget prend en compte plusieurs aspects dont la réfection des salles de rencontre, l’hébergement des hôtes, la cérémonie officielle d’ouverture, le centre médical, le volet sécurité, etc. Aux dires du ministre, il a été arrêté de commun accord que le pays qui accueille les travaux du TAC, s’occupe des dépenses y afférant. «Ce fut le cas, par exemple, l’année dernière lorsque nous avons été à Yamoussoukro. Nous avons été bien reçus et gérés là-bas. Cette année c’est nous qui recevons. Il est donc de bon ton que nous en fassions de même», a argumenté le chef de la diplomatie burkinabè.

Le sixième sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso est prévu les 17 et 18 juillet prochain dans la capitale burkinabè. Il y aura d’abord, la réunion des membres de gouvernement des deux pays le lundi 17 juillet, suivie, le lendemain (Mardi 18 juillet), du sommet à proprement dit, en présence des présidents ivoirien Alassane Ouattara et burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

En prélude à cette importante rencontre bilatérale, le Premier ministre (PM) ivoirien, Mamadou Gon Coulibaly, a effectué une visite de travail, vendredi dernier à Ouagadougou.
Le TAC est un cadre de concertation né depuis 2008 et qui rassemble annuellement les exécutifs des deux pays. Il a vu le jour sous l’impulsion des ex-présidents ivoirien Laurent Koudou Gbagbo et burkinabè Blaise Compaoré qui avaient voulu par cet acte, renforcer l’axe Ouagadougou-Yamoussoukro. Les réunions se tiennent alternativement dans les capitales politiques des deux Etats et permettent d’évoquer des sujets de développement concernant les deux pays. Ainsi, les travaux du 5e TAC se sont déroulés les 28 et 29 juillet 2016 à Yamoussoukro, dans la capitale ivoirienne.

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

Légendes des photos
1- Le ministre Alpha Barry a reconnu que des efforts restent à fournir à propos de certains projets dans le domaine du TAC

2- Les journalistes ont été informés que le président ivoirien sera effectivement à Ouagadougou le 17 juillet 2017

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