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Winner Industries à Bobo- Dioulasso : Des employés appellent au secours

Winner Industries à Bobo- Dioulasso : Des employés appellent au secours

Ceci est un message d’employés de la société Winner Industries face à la menace de fermeture qui plane sur leur unité.

Bientôt 8 mois que les employés de WINNER INDUSTRIES n’ont pas de salaire !!!

Comment en est-on arrivé là ?

Société de fabrication de piles électriques créée depuis 1972,WINNER INDUSTRIES appartient au richissime homme d’affaire burkinabè Salif OUEDRAOGO alias « Salif Déré » décédé en 2013 ( Que la terre libre du Faso lui soit légère) .

Jadis très bien gérée par une direction avec à sa tête un blanc du nom de Patrick LEDE, la société est tombée dans les mains de Madame TRAORE née OUEDRAOGO Fati , fille du propriétaire en 2001.

En sa qualité de Directrice, elle proposa à son père de nommer Madame KIMA JOSEPHINE comme Directrice Générale Adjointe afin de l’aider dans sa mission. C’est ainsi que les deux dames ont pris la Direction de la société.

Elles ont hérité du blanc une société en bonne santé. Ce dernier en avait même pris le soin de laisser une note faisant l’état des biens et dettes qu’il a laissés.
Deux ans après soit en 2003, les avantages tels que le 13ème mois, les primes de fin d’années etc. furent coupés au motif que la société vivait des difficultés. Les travailleurs ont accepté tous ces sacrifices mais la situation ne faisait que s’empirer.
Depuis 2008, de fréquents arrêts de production ont commencé pour rupture de matière première. Et ce jusqu’à ce que tout croule aujourd’hui.

La situation est devenue critique car la société n’a actuellement ni produits finis pour vendre (les clients en demandent d’ailleurs), ni matières premières pour produire, ni trésorerie. Et pire, la Direction nous dit qu’aucun client ne doit de l’argent à la société.
2016 fut le début de notre grande misère. En effet dès le mois de février on avait observé un arrêt.

Un autre arrêt en fin mars et la pression des ouvriers ont obligé la Directrice à tenir une rencontre au cours de laquelle elle a avoué ne disposer d’aucune solution et qu’elle allait convoquer le commissaire au compte afin de discuter des conditions de fermeture. Cette réunion n’avait pu être terminée car la tension était vive.
Les 30 et 31 Mai 2016, des réunions ont encore été tenues avec la DG et il y a eu des écarts de langage.

Elle a dit ceci : « Je vais fermer la société, moi j’ai à manger mais parmi vous y a des gens qui vont souffrir ». Et le DRH d’ajouter « En tous cas si tu fermes beaucoup vont mourir et leurs femmes vont les quitter ».

Nous étions déjà à un mois d’arriéré de salaire et ces propos choquants nous ont poussés à aller rencontrer le PCA à Ouagadougou. Nous lui avions demandé le départ de la DG et de la DGA et la mise en place d’une nouvelle Direction capable de remettre la société sur les rails.

Jusqu’à présent aucune solution n’a été trouvée par le PCA et ce malgré plusieurs autres rencontres avec lui à Ouaga.

Depuis la tenue du conseil d’administration en date du 19 juillet 2016, le PCA est resté silencieux et la société est « orpheline » sans Direction.
De la recherche des solutions, il nous a été dit que toutes les banques ont refusé de nous accompagner et que l’Etat à régulièrement été saisi depuis 2014 pour nous sauver, en vain.

A ceux qui se demanderont si les piles marchent, nous employés de winner disons oui pour la simple raison que tout ce que nous produisons se vend au comptant.
Aussi une usine sœur au Mali que WINNER avait créée, est cédée à un libanais qui aujourd’hui fait des merveilles. Nous avons même appris que ce dernier souhaite racheter WINNER.

Nous décrions donc par ces écrits la mauvaise gestion. Nous en avons assez de preuves qui pourriront être étalées au besoin. Par respect pour la famille nous n’allons citer certaines choses ici.

Nous les invitons à savoir séparer l’entreprise et la famille. Aussi au nom du Dieu tout puissant d’avoir pitié des centaines de personnes et leurs familles qui vivent actuellement dans la misère : Problèmes de nourriture, scolarité des enfants non payée et des bailleurs qui ont mis certains dehors.

A l’Etat nous lui demandons de travailler à sauvegarder les rares unités industrielles du Burkina en général et de Bobo Dioulasso en particulier.
Nous lançons un cri de cœur pour sauver notre unité dans la mesure du possible.

IBRAHIMA OUEDRAOGO DRAMANE KY

Délégué Général Délégué
76 16 23 73 70 60 56 96

lefaso.net

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